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Le nouveau roman de de Monak à lire absolument

jeudi 12 février 2026

23è FIFO Actu & Écrans


« Faire société ensemble » 
(Wallès Kotra SenioR, co-fondateur FIFO)

 

L’équipe FIFO au taquet, j’admets avoir hésité à titrer cet article avec le «Je suis nous» de Wallès Kotra JunioR, & le «Je suis moi» de Nathalie Heirani Salmon (Déléguée interministérielle au handicap)... tout aussi percutant! La NOTION-CLÉ de cette session 23ème session est lâchée :

L’ensemble des sélections (in, off, etc.), des interviews, des rétrospectives, du sang de ce festival 2026 tourne autour de ce moteur intégrateur des sociétés océaniennes –toutes minorités confondues–, qu’elles soient de genre, de domicile ou sans, de handicap, d’ethnie & tout le bataclan...

 

C’est que Louis-José Barbançon, figure de proue néo-calédonienne nous explique très bien que la problématique de l’insulaire c’est son «besoin de racines autant que d’horizon : l’une pour se nourrir, la seconde pour se sublimer»

C’est qu’au jour le jour, les FIFO-TALKS vous incitent en direct ou streaming, à vous transmettre un brin de réalité. L’actualité océanienne ? Cliquez, vous y êtes ! Bravo donc & merci pour la com’ ! Une question de site opérationnel !

Un intrus dans le In    

C’est que la Tahiti Film Commission vous invite à découvrir «les enjeux de la visibilité des talents en situation de handicap et de l’accessibilité des contenus pour tous»... et que France TV, partenaire fondateur du Fifo, sa directrice des documentaires vous informent des perspectives pas toujours sereines qui touchent les productions destinées à l’ensemble des publics inclusifs (malentendants compris)...

Avec Nlle-Calédonie, un retour aux racines (film de Wallès JR Kotra) un détour sans complexe par le OFF, pour bien nous ancrer dans la tête que la langue des signes est «moyen de communication intégrateur» & réparateur de l’enfermement douloureux dans la solitude de la surdité, & que la spécificité du handicap requiert des écoles spécialisées pour avancer & faire avancer le pays...

...ne serait-ce que dans l’apprentissage de l’écrit !!! & de l’accès à l’autonomie professionnelle !

Un clivage qui te rend invisible...

 

 À tout malheur, solution se profile : en formation d’interprètes (interface), particulièrement efficace dans le FIFO TALK de ce mercredi 11 février... où le public de malentendants polynésiens a cartonné au Village Fifo... Quant à la production cinématographique tous publics intégrés, il suffisait d’y penser...

Retour au "IN" comme annoncé, pour déflorer la thématique invisible & muette  qui  impulse plus particulièrement ce FIFO...

 

Seule & lunaire ...  

L’incontournable tribut de la violence familiale, sociale, étatique, confessionnelle ou ethnique... Le déplorable échec d’une éducation dressage-tabassage, d’une société puritaine du non-dit, d’une morale où le sacrifice prévaut sur toute forme de plaisir, et de la honte d’être violée dans l’enfance en Océanie comme ailleurs dans le monde. Ce doc’ nous démontre l’irrémédiable rançon des excès : cruels, sexuels, sexistes subis. Et nous côtoyons une auteure samoane, géniale, douée, engagée, sur la pente qui la disloque & l’engloutit...

C’est comme une démonstration algébrique à une inconnue... ça ne pardonne pas ! La guérison est-elle possible ???? Sinon que l’écrivaine Sia Figiel, nous la connaissons & son lectorat en raffole...

La réalisatrice Kimberlee Bassford peut s’enorgueillir d’un tel chef-d’œuvre de perspicacité, de vision à long terme et de valeur esthétique (poétique de l’image & du scénario)  pour son documentaire Before the Moon falls (Samoa, USA). Être écrivaine c’est vaincre l’imposture d’une écriture qui affiche l’Autre pour s’occulter : la fêlure ne pourrait se combler qu’avec difficulté... À l’instar de la Terre natale, carquant moral qui te renvoie à l’océan de ta gestation, de l’exil qui t’offre une identité de passage... qui t’excentre de tout, de ton corps...

Un clivage qui te pousse à disparaître



Une face cachée .. Ton secret... Pourquoi ?

  Le pays qui ne t’aide pas & ne te reconnaît pas comme son enfant : avec MA RUE de Mathilde Zampieri & Elia Merlot (Polynésie), la Rue qui t’aspire & les instances qui te recrachent... À l’étonnement & au scandale de ton Centre de formation qui te croyait sauvée... Comme si être placée te relègue aux oubliettes, comme si aimer un détenu qui t’aime te déclasse...  Comme si te priver de ton enfant est la seule solution à ta précarité !  Comme si on ne pouvait prévenir ta dépression...

La pauvreté qui dégrade... Orpheline sans trace...

Comme si T’existais pas...

Colons  =  Exclusion ????

Entre ABORIGÈNE ARTISTE & BLANC MERCANTI  : le fossé du coffre-fort... la citadelle du profit... Tu le décris primitif, tu l’empoches à millions...  

Emily Kame Kngwarreye en plaisante, souriante... Inutile de retracer    l’épopée des sans-gloire & des conquérants... Elle jette sur la toile des milliers de touches pointillistes qu’elle signe de sa griffe...

Femme, c’est ta Terre que tu balises... La terre est une toile, sur laquelle s'inscrivent les traces de la Culture ancestrale. Tes semblables y reconnaissent jusqu’aux points d’eau...

Gardienne de la mémoire, tu as la responsabilité de recueillir toute trace de vie de ton igname-pinceau. Ce Temps du Rêve, inscrit sur ta peau peinte ou scarifiée, danse sur les chants de ton rituel (awleye).

Quelle symbiose pourrait s’échanger entre colon & colonisé ? Danielle Mac Lean dans EMILY : I AM KAM (Australie) insiste sur cette chape de silence, cette dissonance de perceptions... ces 2 mondes... Cet Art qui se solde à l’alimentaire & à l’oeil suffisant du public au vernissage

Un marché de l’Art qui t’efface...

 

ENFANTS : des vols coloniaux

  Qui aurait pu croire que le traité avant-gardiste de Waitangi –qui établissait l’égalité entre ressortissants de la Couronne & Tribus Maori– (1840) serait piétiné avec autant d’abjection ? THE STOLEN CHILDREN OF AOTEROA de Julian Arahanga (NZ) brosse le bilan obscène de l’avilissement de plus de 500 000 enfants de 8 à 16 ans, "placés" en familles, Institutions (dont religieuses) ou couvents, abusés par le personnel ou les religieux, enfermés en cellules 23h /24, internés en asile psychiatrique avec expérimentations électrochocs & autres tortures, puis incarcérés à l’isolement jusqu’à leur majorité entre 1950-90.

Les survivants témoignent... Après enquête pénible et longue à l’encontre des Services à l’Enfance(Oranga Tamariki), le prétexte "d’assimilation" par le Gouvernement Néo-zélandais –tendant à s’approprier la population maori d’abord, en détruisant les familles, à l’acculturer, à en réduire le nombre déporté aux abords des villes (pour main d’œuvre), puis la natalité...

Ta culture māori éradiquée


Un article de  Monak  


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